Pour que notre site héraldique ne soit pas un banal
de plus parmi tous ceux que l’on peut trouver sur Internet



Idée générale 

« faire un site héraldique de plus sur Internet, il y en a déjà tellement  ». Question que l’on m’a posée.
Si la question manque d’information elle n’en est pas moins intéressante. En effet, les gens voient des sites Héraldiques et ne savent plus trop auquel se fier. La question est posée parfois sur les forums, tant pour les sites Internet que pour les ouvrages papier. Les différentes façons de blasonner les mêmes armes, parfois tout aussi valables l’une que l’autre, troublent les lecteurs qui ne savent pas reconnaître la similitude, dans ce langage un peu complexe pour eux.
Certes, tous les armoriaux (papier ou recopiés sur Internet avec plus ou moins de fidélité) sont éminemment intéressants et précieux. Ils participent à la conservation du patrimoine Héraldique et en cela incontournables. Chacun a mis tout son sérieux dans un travail qui selon les auteurs sert de référence, je pense particulièrement aux grands auteurs tels que Rietstap et Jougla de Morenas par exemple, ainsi que des hérauts plus anciens qui nous ont apporté des connaissances que nous n’aurions pas sans eux, mais aussi bien d’autres tels que ceux qui ont rédigé, par exemple, les armoriaux officiels de Belgique.
Alors, pourquoi se limiter à recopier et réunir des informations venant de sources diverses, sans prendre en compte les techniques modernes sur lesquelles s’appuie un site Internet 
Ces techniques modernes qui n’ont pas d’intelligence propre, ont des impératifs particuliers (qui évolueront probablement avec le temps). Mais l’héraldique a aussi ses impératifs, moins contraignants peut-être pour nos prédécesseurs (papier) mais aussi avec leurs limites.
Il faut que ce site soit à la hauteur des techniques modernes qu’il utilise, ce qui suppose une saisie des données un peu différente de tous ce qui s’est fait à jusqu’à ce jour
Faire du site un véritable outil de travail, pour 
- Recherche des armes d’une famille, par le patronyme
- Ou inversement, recherche pour savoir à qui appartiennent telles ou telles armes, à partir d’un blasonnement.
- Recherche, sur des éléments, meubles, figures ou pièces, de façon générale ou pour des régions, des pays donnés, (quelques études ont déjà été faites, mais assez imprécises et insuffisantes, par manque d’outil (Monsieur Pastoureau). Des auteurs comme de Renesse ont essayé de faire un travail qui permette des recherches plus étendues, mais son travail est un peu devenu caduc avec les moteurs de recherche modernes. Néanmoins il montre qu’il y avait, et qu’il y a toujours, une nécessité, que l’on peut satisfaire aujourd’hui, grâce aux techniques modernes, mais à condition de s’y adapter.
- Réunir éventuellement les armes connues pour une région. Et établir des statistiques.
En tout cela nous ne serions pas un site héraldique de plus, mais un site héraldique consultable autrement.
Nos dossiers sur les armes d’ecclésiastiques, de femmes, de ville ou de régions, de profession sont encore assez limités. Ses dossiers n’ont pas encore été vérifiés.
Il existe plusieurs sites héraldiques sur le net 
1)    Beaucoup n’ont pas de moteur de recherche
2)    Un certain nombre sont joliment illustré, mais sont assez limités par le poids que représentent les dessins en couleur
3)    Surtout, la plupart, donnent une famille - un blasonnement. Dans un grand nombre de cas il y a plusieurs blasonnement, pour toutes sortes de raisons que nous verrons plus loin

La construction de ce site demande donc beaucoup de rigueur
Le travail consiste 
1)    Une chasse aux doublons, impitoyable,
2)    Un regroupement par familles.
3)    Une écriture homogénéisée.
4)    Un contrôle des renvois et références

Explications 
1)    La chasse aux doublons,
Pour des raisons de variantes orthographiques, pour des différences de seigneuries, des fichiers se trouvent actuellement dispersés. Il convient de les réunir et par la suite de faire des vérifications sérieuses avant d’installer un nouveau fichier.
Face aux doublons, il est prouvé que, le plus souvent, lorsque l’on corrige ou augmente le fichier de l’un on oubli l’autre, ce qui risque d’entraîner des erreurs.
2)    Regroupement par familles.
Les variantes d’armes, pour une même famille doivent être regroupés, autant que faire se peut dans un seul fichier, avec les informations nécessaires sur ces variantes (branches, seigneuries, etc.), car avec le classement automatique on a des blasons qui ont la même origine et qui se trouvent dispersés au milieu d’homonymes patronymiques, ce qui ne rend pas facile la lecture et les recherches (Un chercheur risque de s’arrêter à un fichier, sans voir un autre presque semblable à la différence d’un signe de dignité de l’Empire, par exemple)
3)    Une écriture homogénéisée.
La plupart des armoriaux présentent des blasonnements écrits sous l’influence de plusieurs auteurs de traités ; c’est parfois assez pénible et déroutant, et cela ne représente pas un outil scientifique.
Pour faciliter la reconnaissance d’armes semblables ou pas, une même écriture est indispensable.
Pour pouvoir faire une recherche informatique correcte, il faut que les mêmes termes soit employés pour les mêmes circonstances. Exemple  « 
de gueules, à trois pals de vair, au chef d'or ». On sait que ce sont les armes des Chatillon, mais trouver toutes les familles les portant en partition ou brisées, ne peut se faire que si l’écriture est rigoureusement identique dans tous les fichiers. C’est pourquoi, également le blasonnement doit être le plus concis possible pour éviter les dispersions qui rendrait le résultat de la recherche par moyens informatiques plus aléatoire.
4 ) Contrôler tous les renvois et références. Les renvois ne sont pratiquement plus nécessaires, avec la nouvelle construction du site (un fichier X voir un fichier Y).
La référence d’une partition de l’écu à une famille doit être bien vérifier pour savoir s’il n’y a pas erreur. Pour certaines familles, différents auteurs inversent l’attribution des quartiers d’un écartelé par exemple. Des idées reçues prétendant que le 1 de l’écartelé est celui de la famille et que les autres quartiers sont les alliances, font faire des erreurs. Des références sont données avec de mauvaises orthographes ou avec des noms de coutume, ce qui rend difficile les rapprochements et vérifications
Un site comme «
 » fait des renvois complètement erronés, par le fait qu’ils ont copié Rietstap, entre autres et ajouté d’autres blasonnements de sources diverses, et ont envoyé le tout en classement orthographique automatique (je tiens l’information de l’auteur du site qui avoue ne rien connaître à l’héraldique, c’est un simple copiste), ainsi des indications comme «armes précédentes » sont très souvent fausses, mais reprises par certains, elles risquent de rentrer dans la quantité d’erreurs dont il faut se méfier.

Dans le détail 

Chasse aux doublons 
Avant de placer un nouveau fichier de blasonnement, toutes les variantes orthographiques du patronyme doivent être essayées, voire même phonétiquement. Il est utile d’avoir une certaine connaissance des habitudes de pays et des grands courants orthographiques.
Des doubles lettres essayées ou enlevées
dans certains cas, en France, par exemple, des « » essayés avec « » (Béranger ou Bérenger) en pays néerlandophones les « » essayés avec les « », etc.
Des particules ajoutées, enlevées ou fondues dans le patronyme ; dans beaucoup de cas ne prendre qu’une partie centrale du patronyme.
Connaissance de la géographie, pour ne pas mettre un fichier concernant une famille avec la ville et un autre de la même famille avec la région de cette ville.
Il faut savoir lire et comprendre un blasonnement, car il peut y avoir plusieurs sources qui les présentent différemment, c’est pourquoi avant de recopier sur le site un nouveau fichier il faut souvent le réécrire sans, en changer le sens, mais dans un style homogénéisé, comme expliqué plus bas.
Parfois essayer avec les noms de seigneuries, ils peuvent faire découvrir des variantes orthographiques quelque peu éloignées l’une de l’autre
Nota  des doublons ont été nécessaires à l’époque où le site était découpé par lettre alphabétique, mais ne sont absolument plus nécessaires maintenant
Ecriture homogénéisée 
C’est là un gros travail pour lequel il a fallu faire des choix. Ces choix ont été dictés par la plus grande pratique générale dans les armoriaux, qu’il a fallu peut-être un peu systématiser ; et par l’utilisation de termes sur lesquels la plupart des traités sont d’accord quant à leur définition.
En effet, on trouve toutes sortes de formes de rédactions des blasonnements, certaines même difficile à comprendre, d’autres lacunaires, même chez les plus grands auteurs, les plus connus qui font référence, et cela se retrouve dans tous les armoriaux. La prétention ici, n’est pas de faire quelque chose d’irréprochable, mais de s’approcher au mieux d’une standardisation du langage.
Pour cela 
La ponctuation
Il apparaît à la lecture des armoriaux qu’il est impératif d’appliquer quelques principes de ponctuation, qui ne suivent pas forcément très exactement ceux de la littérature courante mais qui sont indispensables pour une compréhension sans équivoque d’un blasonnement.
J’ai fait des choix que tout le monde n’est pas obligé de partager et qui ont évolué au fur et à mesure de la refonte du site avec des prises de conscience progressives.
1)    Je commence toujours le blasonnement par une lettre minuscule, considérant que l’on prend un texte en cours de route  «azur » sous entend  «champ d’azur »
2)    Chaque ensemble d’élément comprenant la charge et son émail est séparé par une virgule  «azur, à une bande d’argent, accompagnée de deux étoiles du même, … »
3)    Chaque partition est séparée par un point virgule « écartelé, aux 1 et 4 de gueules, à l’étoile d’or ; aux 2 et 3 d’argent, à deux fasces d’azur » (1 et 4 signifiant  les champs 1 et 4, donc pas de virgule entre 1 et 4 et l’émail)
4)    Les éléments qui peuvent éventuellement venir après, chef, champagne, bordure, franc quartier, etc. doivent impérativement être séparés par un point virgule de ce qui précède, pour ne pas être attribué au dernier quartier, 2 du parti ou du coupé. Pour ma part j’écris toujours dans ce cas, comme les Espagnols «(bordure, champagne) général » par exemple. Mais ne jamais ajouter « brochant sur les partitions », car selon les définitions des brochants c’est faux. Je ne mets pas de point (mais un point-virgule) entre la fin de la dernière partition et l’élément général (éventuel) qui suit, tout cela fait parti d’un seul et même blasonnement.
5)    Il est évident que des cas particuliers peuvent amener à chercher la meilleure ponctuation possible pour ne pas engendrer d’erreur.
6)    Certaines ponctuations d’origines diverses (Mac Intoch, claviers anglais, copié et corrigé) ne sont pas reconnues de la même façon par le moteur de recherche et risquent de ne pas donner toutes les bonnes réponses. Les recherches doivent donc se faire avec «les mots » sans ponctuation. «gueules, à trois pals de vair » chercher avec « gueules pal vair » qui donnera en réponse aussi bien «vair à trois pals de gueules », mais si on ajoute «or », on cernera de plus près les Chatillon, branches et brisures «gueules, à trois pals de vair, au chef d’or »
Les chiffres
Réduire au maximum les chiffres, donner l’information en toutes lettres car selon les cas les moteurs de recherche ne reconnaîtraient pas tous les blasonnements cherchés
Les abréviations
Elles sont source de quantité d’erreurs au travers du temps. Je ne ferais pas ici la liste des abréviations qui ont été causes de faute de recopie et représentations non conformes à l’original, voire même de stupidités, tout le monde aujourd’hui en est bien conscient. De plus les abréviations qui ne permettent pas de faire les accords de participe passé posent parfois, d’une part des problèmes de compréhension et d’autre part, alourdissent quelque fois le blasonnement car elles obligent à donner des précisions qui ne serait pas nécessaire avec un bon accord de participe passé.
Les abréviations sont donc à supprimer systématiquement.
Remise en ordre des blasonnements
Un certain nombre de blasonnements me semblent désordonnés.
Pour principe,  terminer une description avant de passer à une autre ou à une précision qui n’a pas forcément sa place directement dans un premier temps.
Se rencontre souvent par exemple  d’azur, à deux fasces d’argent, à une bande brochante d’or, chargée de trois étoiles de sable ; qui devrait se dire  D’azur, à deux fasces d’argent, à une bande d’or, chargée de trois étoiles de sable, brochante sur le tout.
De même, on trouve par exemple  un écartelé, puis sa bordure et enfin le sur le tout, qui devrait se dire  l’écartelé, le sur le tout et enfin la bordure. Un autre désordre courant  d’azur, à trois roses d’or (encore bien quand on ne met pas «
ées 2 et 1 »), accompagnées d’un croissant d’argent, en abîme. L’ordre de blasonnement normal est de commencer par le chef, à dextre éventuellement ou l’élément principal qui est en abîme par défaut  d’azur au croissant d’argent, accompagné de trois roses d’or.
On trouve des choses encore plus désordonnées.
Les renvois d’émaux
Personnellement, j’évite et corrige tous les renvois d’émaux. Du premier, du second, du troisième, etc. Ce n’est pas faux, mais risque de faire faire des erreurs, et la recherche dans un blasonnement long étant aussi un peu pénible.
Le renvoi «
même » peut très souvent être supprimé. Pourquoi, trouve-t-on dans le même armorial par exemple parfois  «or à un arbre de sinople, terrassé du même », et parfois  «or à un arbre terrassé de sinople ». Dans un souci d’homogénéité j’applique presque toujours la seconde formule  «azur au lion couronné d’or », au lieu «azur au lion d’or couronné du même ».
Par ailleurs le «
même » fait faire des erreurs dans certains cas.
Des personnes qui ne maîtrisent pas assez le langage héraldique vont écrire  d’azur au lion d’or, armé et lampassé de gueules, couronné du même, alors que l’original dit  d’azur au lion d’or couronné du même, armé et lampassé de gueules (je n’invente rien ici, et j’ai lu mieux encore). Le déplacement d’éléments (surtout avec les copié/collé) peut faire faire ce genre d’erreur. Si on écrit  d’azur au lion couronné d’or, armé et lampassé de gueules, on risque moins d’erreur de recopie.
L’économie de termes
Là encore, je m’en réfère, aux significations les plus couramment admises par tous les auteurs sérieux et m’y tiens dans tous les cas où elle peuvent s’appliquer. Ce qui fait une économie considérable de termes dans la plupart des cas. Ne pas multiplier les termes, expressions ou tournures, facilite grandement la lecture et à mon avis diminue bien des risques d’erreur, les  «chef de l’écu, brochant sur le parti » (de Rietstap), peut s’écrire  «chef général », simplement, et je m’y tiens.
Il y a évidemment des cas de blasons compliqués où on doit rechercher la meilleure expression, ce qui n’est pas toujours facile.
Supprimer toutes les inutilités, les pléonasmes, éviter tous les termes à plusieurs significations
Des termes comme «
 » sont très souvent inutiles, cela se voit bien comme dit un auteur, de plus ce terme est parfois rajouté par certains copistes après une erreur de transcription. Rietstap ne l’emploi pratiquement jamais
Les termes «
 » ou « », pour des parties de l’écu sont très souvent employés à contre sens et le plus souvent aussi inutiles (voir les définitions dans le dictionnaire)
Certains auteurs ont leur langage particulier qu’il n’est pas toujours facile de comprendre quant il sort des habitudes générales ; là certains blasonnement sont complètement à réécrire ; lorsque je le peux, je m’assure d’une représentation.
Stabilité des termes
Pour une recherche par des blasonnements (à qui appartiennent telles ou telles armes ) Une homogénéité d’écriture est indispensable, face aux techniques modernes avec moteur de recherche, mais même déjà Rietstap s’y est un peu astreint. Par exemple si on a choisi une fois d’écrire « » plutôt que « », y rester dans tous les blasonnements, également «ême » au lieu de « ». Si on choisit «or, au lion de gueules » plutôt que «or, à un lion de gueules », etc. Des termes comme « » doivent être écrits toujours de la même façon, si non ils échappent au moteur de recherche qui ne donnera qu’une partie des réponses possibles.
Pour cela, avant d’intervenir sur le site, s’imprégner de la façon de blasonner, car il est difficile d’établir un glossaire de tous les termes et tournures homogénéisés
La chasse aux termes à plusieurs significations et pléonasmes
Des familles blasonnant leurs armes, avec une connaissance limitée en héraldique, ne se rendent pas toujours compte qu’ils utilisent ou introduisent des termes à double sens sur le plan héraldique, ou même des termes qui ne font pas parti du vocabulaire héraldique.
Exemples fréquents sur le forum.
Le terme le plus important à surveiller est celui de «
é » et son semblable « ». «é » à proscrire systématiquement pour autre chose qu’une indication d’orientation. Beaucoup d’auteurs utilisent «é » à tous propos, à tel point qu’on finit par ne plus savoir comment représenter le blason. Monsieur Lamant Dhuart, pour ne prendre que lui dit  «azur à trois poissons d’argent posés en pal », ce qui veut dire chez lui «poissons en fasce (ou nageant) l’un sur l’autre » mais héraldiquement parlant correspond à «é en pal, ordonnés » comme dans les armes des Chabot. Cependant il y a tellement de mauvaises utilisations dans ce sens déformé que parfois on est obligé quand même d’indiquer que les éléments sont rangés «és ». Rietstap lui-même en semble conscient.
Le terme «
 » est un peu un fourre-tout, la plupart du temps complètement incompréhensible.
Le «
é 2 et 1 » est très souvent inutile. Certains auteurs (dont Rietstap) considèrent que le rangement 2 et 1 de trois éléments accompagnant une fasce ou un chevron l’est par défaut, aussi ne le précisent-ils pas parfois, également un rangement 3, 2 et 1 pour six éléments seuls.
Posé peut être remplacé  un «
posé sur un chicot » est ici remplacé par «é sur un chicot » ; «tour posée sur un rocher » est remplacé par «sur un rocher », « un arbre posé sur un tertre » est dit «é sur un tertre » «é sur une terrasse » est dit «é »
Les contractions
Certaines contractions prêtent à confusion surtout lorsque la ponctuation est mal faite, donc si on est obligé de les corriger une fois il faut le faire partout.
Exemple «
azur au lion d’or coupé d’argent », compte tenu de l’écriture de certains, on ne sait pas si c’est «é, au 1 d’azur, au lion d’or ; au 2 d’argent » ou bien «azur, au lion coupé d’or et d’argent ». Les corrections sur le site concernent donc toutes les partitions et la rectification des blasonnements.
Placement d’un nouveau fichier
Pour constituer un nouveau fichier, après avoir vérifié qu’il n’est pas déjà présent sur le site sous une forme ou sous une autre, comme vu ci-dessus, vérifier la rédaction du blasonnement  est-elle dans le style homogénéisé  Les blasonnements à la d’Hozier ou tout autre officiellement reconnu ne sont pas forcément compatibles avec l’esprit du site et sans en changer le sens, il faut souvent le corriger. Ensuite ouvrir une nouvelle fiche, la remplir et «ajouter ». Puis vérifier sa mise en place (erreurs de copié/collé), avec dernière lecture, vérifier que deux fiches identiques ne sont pas passées involontairement (cela arrive avec deux numéros qui se suivent).

Concernant les patronymes
Pour des raisons de classement automatique, les particules sont mises après le patronyme (entre parenthèse), mais dès que le patronyme n’est plus le premier mot de la case « » ou s’il est dans une autre case, les particules doivent toujours précéder le patronyme et surtout pas se trouver à la fin d’une liste de seigneuries. Je sais bien que l’ANF fait cette faute,


L’ancienneté de l’art héraldique

L’ancienneté de l’art héraldique a forcément engendré des variantes voulues ou non, les transcriptions, les lectures au vu du blason, les façons de définir les termes, les influences étrangères et de tous les auteurs de traités, sans compter avec les brisures ; toutes ces raisons font que dans bien des cas il n’y a pas un blasonnement, mais plusieurs et ils se multiplient avec l’ancienneté de la famille.
Nous ne pouvons pas faire un travail généalogique en parallèle, mais nous faisons bien souvent confiance à ceux qui l’on fait, pour des armoriaux moins importants, ou régionaux.
Ainsi donc très souvent il y a deux ou trois, voire plus de blasons pour une même famille. Bien des armoriaux donnent une famille
un blason, ce qui me semble très incomplet et insuffisant. Il faut aider celui qui cherche à se repérer dans la famille en question au point de vue des armes et ne pas l’obliger à chercher dans tous les sens pour réunir les différentes variantes qu’il peut y avoir, travail qu’il ne ferait peut-être pas par ignorance de ces variantes qui avec les systèmes informatiques de rangement pourraient se trouver dispersés dans une liste d’homonymes, et certains patronymes en ont beaucoup. Dispersion d’autant plus grande que les patronymes eux même peuvent avoir des variantes. Egalement certaines informations ne nous sont données qu’avec des noms de coutume.
Ces variantes, quand on les connaît, doivent donc absolument être réunies dans une même fiche
On pourait dire un peu la même chose pour les traités d’héraldique, l’ancienneté, les différents auteurs, les influences étrangères ont apporté des significations parfois multiples à certains termes. S’il me parait important pour cet armorial de faire des choix et d’y rester le plus possible en se centrant sur les significations le plus universellement admises, il est évident que les traités qui donnent un mot - une signification, sont le plus souvent très incomplets et insuffisant pour aider les lecteurs d’armoriaux différents à comprendre les blasons.

Nota complémentaire 

1) lorsque des blasonnements sont reconnus officiellement, mais que l’écriture n’entre pas dans le cadre de l’homogénéisation voulue et nécessaire pour les techniques modernes, il est bon de mettre avec l’écriture homogénéisée le blasonnement officiel. Il est à remarquer cependant que ce ne sont pas ces blasonnements qui posent de problème le plus souvent
Certaines formes de blasonnements anciennes sont aussi intéressantes et peuvent être indiquées dans le même fichier.
2) Le problème des régions d’origine est également souvent soulevé. Mais je pense qu’on pourait très bien l’indiquer lorsqu’on la connaît bien sur, en précisant  «
  Guyenne » par exemple et en cela lorsqu’on peut indiquer une ville, c’est encore mieux car, les variations géographiques dans le temps, ont déplacé les noms mêmes des provinces et leur espace (voire des pays). Mais la plupart des auteurs ne donnent pas forcément les régions d’origine des familles ; ils donnent la région dans laquelle ils ont recensé la famille en question, d’où plusieurs régions dont on ne sait pas laquelle est celle d’origine.
3) Pour les regroupements familiaux sont à faire avec une grande prudence. Pour certaines grandes familles cela ne pose pas trop de problème, mais pour les autres j’indique toujours le maximum d’informations, car certains auteurs ne se sont pas gêné pour faire des rapprochements un peu hasardeux ; il y en a certainement qui se sont introduits sur le site à la faveur de quelques armoriaux peu fiables, mais le site ouvert à tous permet des rectifications par les familles et cela arrive parfois. Avec un maximum d’information cela permet de départager quelque fois, si nécessaire


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